Les armes à feu sauvent des vies

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A. Les armes à feu sauvent davantage de vies qu’elles n’en prennent ; elles empêchent davantage de blessures qu’elles n’en infligent

– Les armes à feu sont utilisées 2,5 millions de fois par an par des citoyens américains en situation de légitime défense. Ces citoyens respectueux de la loi utilisent des armes pour se défendre des criminels 2,5 millions de fois chaque année, soit à peu près 6850 fois par jour. [1] Cela signifie que chaque année, les armes à feu sont utilisées plus de 80 fois plus souvent pour protéger les vies d’honnêtes citoyens que pour prendre des vies. [2]

– Sur les 2,5 millions de fois où les citoyens utilisent une arme pour se défendre chaque année, l’écrasante majorité n’a besoin que de dégainer son arme ou de faire un tir de semonce pour effrayer leurs agresseurs. Moins de 8% du temps, un citoyen aura besoin de tirer sur son agresseur. [3]

– Pas moins de 200 000 femmes utilisent chaque année une arme à feu pour se défendre contre une agression sexuelle. [4]

– Même les chercheurs anti-armes de Clinton ont concédé que les armes à feu sont utilisées 1,5 millions de fois annuellement dans le cadre de la légitime défense. Selon le Clinton Justice Department, il y a 1,5 millions de cas d’autodéfense chaque année. Le National Institute of Justice a publié ces chiffres en 1997 dans « Guns in America », une étude qui a été réalisée par les criminologistes anti-armes notoire Philip Cook et Jens Ludwig. [5]

– Les citoyens armés tuent davantage de voyous que la police. Les citoyens tuent au moins deux fois plus de criminels que la police chaque année (1527 contre 606).[6] Et les lecteurs de Newsweek ont pu apprendre que « seulement 2% des fusillades civiles impliquent une personne prise par accident pour un criminel. Le « taux d’erreur » de la police, cependant, est de 11%, plus de 5 fois supérieur. »[7]

– Les pistolets sont des armes de choix pour l’autodéfense. Les citoyens utilisent des armes de poing pour se protéger plus de 1,9 millions de fois par an. [8] Beaucoup de ces pistolets de self-defense pourraient être désignées comme « Saturday Night Specials »

 

B. Le port d’arme discret (PAD) permet de réduire la criminalité

Au niveau de la nation : 1,5 millions d’utilisation en self-defense. Chaque année, pas moins de 1,5 millions de citoyens se défendent grâce à une arme à feu en dehors de chez eux. [9] Les lois sur le port d’arme discret font chuter les taux de criminalité à travers le pays. Une étude nationale a déterminé en 1996 que les crimes violents se sont effondrés après que les états aient autorisé le port légal d’arme à feu. Les résultats de l’étude ont montré :

– Les états qui ont autorisé le port d’arme ont réduit leur taux d’homicides de 8,5%, de viols de 5%, d’assauts aggravés de 7% et de vols de 3%;  [10] et si les états où le port d’arme est interdit avaient adopté des lois l’autorisant en 1992, alors à peu près 1 570 meurtres, 4 177 viols, 60 000 assauts aggravés et plus de 11 000 vols auraient été évités chaque année.[11]

– Vermont : un des 5 états les plus calmes du pays. Dans le Vermont, les citoyens peuvent porter une arme à feu sans avoir besoin de permission… sans payer de licence… et sans même attendre aucune période de délai imposée par le gouvernement. Et pourtant, pendant 10 ans d’affilé, le Vermont est resté maintenu au top 5 des plus calmes états de l’union, ayant reçu 3 fois le « Safest State Award. »[12]

– Floride : le permis de port d’arme aide à faire chuter les taux d’homicides. Dans les 15 ans qui ont suivi l’adoption de la Floride des lois autorisant le port d’arme en 1987, plus de 800 000 permis de port d’arme ont été délivrés à la population de cet état. [13] Les rapports du FBI montrent que le taux d’homicide en Floride, qui en 1987 était bien au-dessus de la moyenne nationale, est tombé de 52% pendant cette période de 15 ans, rabaissant ce taux en dessous de la moyenne nationale. [14]

– Est-ce que le port d’armes a pour conséquence le chaos ? Non. Considérez le cas de la Floride. Un citoyen dans le « Sunshine State » a largement plus de chances d’être attaqué par un alligator qu’agressé par un détenteur de permis de port d’arme.

1. Pendant les premiers 15 ans après l’adoption de la loi en Floride, les attaques d’alligator ont dépassé le nombre de crimes commis par des détenteurs de permis de port d’arme : 229 contre 155.

2. Et même les 155 « crimes » commis par les détenteurs de permis de port d’arme sont quelque peu trompeurs puisque la plupart de ces infractions ne sont que le fait de citoyens de Floride ayant accidentellement porté leur arme à feu dans des aires interdites aux armes, telles que les aéroports. [15]

 

C. Les criminels évitent les citoyens armés

– Kennesaw, GA. En 1982, cette banlieue d’Atlanta adopta une loi qui obligeait les chefs de foyer à disposer d’au moins une arme à feu dans la maison. Le taux de cambriolages résidentiel a chuté de 89% dans le Kennesaw, comparé au modeste 10,4% en Georgie globalement. [16]

– 10 ans plus tard (1991), le taux de cambriolage résidentiel au Kennesaw est resté 72% plus bas qu’il ne l’était en 1981, avant que la loi ne passe. [17]

– Au niveau de la nation. Les comparaisons statistiques avec les autres pays montrent que les cambrioleurs aux USA sont bien plus réticents à entrer dans une maison occupée que leurs pairs qui vivent dans des pays où moins de civils détiennent des armes à feu. Considérez les taux suivant qui montrent combien de fois un résident est présent lors d’un cambriolage :

– Le taux d’occupation par le résident dans les pays stricts en matière d’armes à feu comme la Grande-Bretagne, le Canada et la Hollande : 45% (moyenne des 3 pays) et, la taux d’occupation par le résident aux USA : 12,7%. [18] Les viols à domicile sont évités lorsque les femmes portent ou utilisent des armes à feu pour leur protection.

– Au niveau de la nation. En 1979, le Carter Justice Department découvrit que sur plus de 32 000 tentatives de viol, 32% était réellement commis. Mais quand une femme était armée d’un pistolet ou d’un couteau, seuls 3% des tentatives de viol aboutissaient à un viol. [20] Etude du Justice Department :

– 3/5 des délinquants sondés ont admis que « un criminel ne va pas aller chercher des problèmes à une victime qu’il sait armée d’un pistolet. » [21]

– 74% des délinquants sondés ont admis que « une des raisons qui font que les cambrioleurs évitent les maisons quand les résidents y sont est qu’ils craignent de se faire tirer dessus pendant leur crime. »[22] 57% des délinquants interrogés on admis que « les criminels craignent davantage de rencontrer une victime armée que de se retrouver face à la police. » [23]

 


[1] Gary Kleck et Marc Gertz, « Armed Resistance to Crime: The Prevalence and Nature of Self-Defense With a Gun, » 86 The Journal of Criminal Law and Criminology, Northwestern University School of Law, 1 (Fall 1995):164. Le Dr. Kleck est un professeur à l’école de criminologie et de justice criminelle à la Florida State University à Tallahassee. Il a mené des recherches poussées et publié de nombreux essais sur les problèmes du contrôle des armes. Son livre, Point Blank: Guns and Violence in America est devenu une source largement cité dans les débats sur le contrôle des armes. En fait, ce livre a fait remporter au Dr. Kleck le prestigieux American Society of Criminology Michael J. Hindelang award de 1993. Cette récompense est donnée pour le livre qui fait la plus incroyable contribution à la criminologie pendant les 2 à 3 dernières années. Même ceux qui n’aiment pas les conclusions qu’a atteint le Dr. Kleck ne peuvent pas argumenter contre son impeccable recherche et sa méthodologie. Dans « A Tribute to a View I Have Opposed » Marvin E. Wolfgang écrivit que « Ce qui m’a troublé c’est l’article de Gary Kleck et Marc Gertz. La raison pour laquelle je suis troublé c’est qu’ils ont pratiquement fourni une coupure nette par leur recherche méthodologique en soutien de ce à quoi j’étais théoriquement opposé depuis des années, à savoir l’utilisation d’une arme à feu dans la défense face à un criminel… Je dois admettre mon admiration pour le soin et l’attention de cet article et cette recherche. Peut-il être possible qu’à peu près 2 millions d’incidents se passent chaque année dans lequel une arme à feu est utilisée comme une mesure défensive contre le crime ? C’est dur à croire. Pourtant, c’est difficile de contredire les données collectées. Nous n’avons aucune preuve contraire. » Wolfgang, « A Tribute to a View I Have Opposed, » The Journal of Criminal Law and Criminology, at 188.

Wolfgang dit qu’il n’y a pas de « preuve contraire ». Effectivement, il y a plus d’une douzaine de sondages nationaux — un qui a été mené par The Los Angeles Times — qui ont trouvé des résultats comparables à l’étude de Kleck-Gertz. Même le Clinton Justice Department (à travers le National Institute of Justice) a découvert qu’il n’y avait pas moins de 1,5 millions d’utilisations défensives d’armes à feu par an. Voir National Institute of Justice, « Guns in America: National Survey on Private Ownership and Use of Firearms, » Research in Brief (May 1997).

D’après le Dr. Kleck, les lecteurs de ses recherches pourraient trouver intéressant de savoir qu’il est un membre d’ACLU, Amnesty International USA, et de Common Cause. Il n’est pas et n’a jamais été un membre ou un contributeur d’aucun groupe supportant un côté ou l’autre du débat sur le contrôle des armes.

[2] D’après le National Safety Council, le nombre total de morts par arme à feu (par accidents, suicides et homicides) s’élève à moins de 30 000 morts par an. Voir Injury Facts, publié chaque année par le National Safety Council, Itasca, Illinois.

[3] Kleck and Gertz, « Armed Resistance to Crime, » at 173, 185.

[4] Kleck and Gertz, « Armed Resistance to Crime, » at 185.

[5] Philip J. Cook and Jens Ludwig, « Guns in America: National Survey on Private Ownership and Use of Firearms, » NIJ Research in Brief (May 1997); disponible ici : http://www.ncjrs.org/txtfiles/165476.txt sur internet. La découverte des 1,5 millions de cas annuels d’autodéfense ne va pas dans le sens de l’idéologie anti-arme des auteurs de l’étude, qui ont essayé d’expliquer pourquoi il ne pourraient pas vraisemblablement y avoir 1,5 millions de cas d’autodéfense chaque année. Néanmoins, le chiffre de 1,5 million se retrouve dans une montagne de sondages indépendants présentant des chiffres similaires. Les sponsors de ces études — près d’une douzaine — sont assez variés, et incluent des organisations anti-armes, des organisations médiatiques, des firmes de sondage publiques ou privées. Voir aussi Kleck and Gertz, supra note 1, pp. 182-183.

[6] Kleck, Point Blank: Guns and Violence in America, (1991):111-116, 148.

[7] George F. Will, « Are We ‘a Nation of Cowards’?, » Newsweek (15 November 1993):93.

[8] Id. at 164, 185.

[9] Dr. Gary Kleck, interview avec J. Neil Schulman, « Q and A: Guns, crime and self-defense, » The Orange County Register (19 September 1993). Dans l’interview avec Schulman, Dr. Kleck se réfère aux découvertes d’une enquête nationale que lui et le Dr. Marc Gertz ont conduite au printemps 1993 — une enquête dont les résultats sont présentés dans « Armed Resistance to Crime. »

[10] Un des auteurs de l’étude de l’Université de Chicago s’est basé sur les découvertes de l’étude dans John R. Lott, Jr., « More Guns, Less Violent Crime, » The Wall Street Journal (28 August 1996). Voir aussi John R. Lott, Jr. and David B. Mustard, « Crime, Deterrence, and Right-to-Carry Concealed Handguns, » University of Chicago (15 August 1996); et Lott, More Guns, Less Crime (1998, 2000).

[11] Lott and Mustard, « Crime, Deterrence, and Right-to-Carry Concealed Handguns. »

[12] Kathleen O’Leary Morgan, Scott Morgan and Neal Quitno, « Rankings of States in Most Dangerous/Safest State Awards 1994 to 2003, » Morgan Quitno Press (2004) de http://www.statestats.com/dang9403.htm. Morgan Quitno Press est une compagnie indépendante de recherche privée fondée en 1989. Cette compagnie se spécialise dans des livres de référence et des rapports mensuels qui comparent les états et les villes dans différentes aires géographiques. Dans les 10 premières années dans lesquelles ils publiaient leur Safest State Award, le Vermont est resté dans le top 5 des états les plus calmes.

[13] Memo par Jim Smith, Secretary of State, Florida Department of State, Division of Licensing, Concealed Weapons/Firearms License Statistical Report (October 1, 2002).
[14] La taux d’homicides en Floride était de 11.4 pour 100,000 en 1987, mais seulement de 5.5 in 2002. Se référer au Federal Bureau of Investigation, « Crime in the United States, » Uniform Crime Reports, (1988): 7, 53; et FBI, (2003):19, 79.

[15] John R. Lott, Jr., « Right to carry would disprove horror stories, » Kansas City Star, (July 12, 2003).

[16] Gary Kleck, « Crime Control Through the Private Use of Armed Force, » Social Problems 35 (February 1988):15.

[17] Se référer à Kleck, « Crime Control, » at 15, et Chief Dwaine L. Wilson, City of Kennesaw Police Department, « Month to Month Statistics: 1991. » (Residential burglary rates from 1981-1991 are based on statistics for the months of March – October.)

[18] Kleck, Point Blank, at 140.

[19] Kleck, « Crime Control, » at 13.

[20] U.S. Department of Justice, Law Enforcement Assistance Administration, Rape Victimization in 26 American Cities (1979), p. 31.

[21] U.S., Department of Justice, National Institute of Justice, « The Armed Criminal in America: A Survey of Incarcerated Felons, » Research Report (July 1985): 27.

[22] Id.

[23] Id.

 

 

 

Merci à Gunowners

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