La fausse bonne idée des armes non létales

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Le taser

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Dans l’imaginaire populaire : c’est une arme magique qui paralyse sa cible d’une façon aussi cool qu’un Zat’nik’tel de Star Gate.

En fait : Cette arme à l’apparence d’un pistolet de science-fiction en plastique pour enfant est une arme de catégorie B dont la détention, le port et le transport sont strictement interdits à tout civil lambda. Le taser est donc classé dans la même catégorie qu’un pistolet semi-automatique ou qu’un 357 magnum… ce qui n’est pas une erreur de la législation compte tenu du nombre de décès suite à l’utilisation d’une telle saloperie. De plus, contrairement à un glock et ses 15 cartouches de 9mm, le taser dispose de seulement 1 ou 2 coups, ce qui rend son utilisation ridicule et irresponsable face à une bande de voyous. Résister à plus d’une personne avec un taser est pire que résister à main nues dans la mesure où vous n’aurez non pas le respect naturel qu’un homme qui tient tête à plusieurs inspire, mais vous inspirerez au contraire la haine. De plus, dans un certain nombre de cas, le taser ne sert à rien pour arrêter un forcené. Cependant, ça reste une très bonne arme pour les cambrioleurs désireux d’éliminer silencieusement une personne âgée.

 

Le flashball et le gomme-cogne

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Dans l’imaginaire populaire : c’est un nom qui pète, ça fait stylé pour tous ceux qui confondent gros sel, flashball, gomme-cogne, balplast et balle à blanc

En fait : Si vous avez une arme à feu, pourquoi la transformer en un mauvais flashball ? Si on veut vous tuer, vous allez compter sur des morceaux de caoutchouc pour ménager la vie de votre futur assassin ? Ou risquer de tuer celui qui vous vouliez dissuader ?

Quant au flashball, en plus d’être interdit de port et d’avoir un recul suffisant pour recaler les constitutions fragiles, c’est un outil bien spécifique qui n’a souvent que 2 coups et qui n’aura aucun intérêt face à un groupe ou un ennemi fou de rage.

 

La bombe lacrymogène

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Dans l’imaginaire populaire : c’est une spray méga puissant que tu arrives toujours à sortir à temps du fond de ton sac dans le bon sens sans aucun entraînement et qui transforme en une pression de doigt un criminel récidiviste fou de rage en une victime qui s’arrête instantanément pour se tordre de douleur en criant « arrgh j’ai très très mal à mes yeux ! »

En fait : Ce n’est pas aussi simple que ça y paraît. Les aérosols sont à la merci du vent, vous pouvez vous gazer vous-mêmes, et les lacrymo en gel doivent toucher directement la peau, les voies respiratoires ou les yeux pour agir (il suffit que l’autre se protège et ça ne sert plus rien). Les lacrymos les plus efficaces sont classés en arme de catégorie B, le port est généralement interdit sauf dérogation. Une arme qu’on ne peut utiliser qu’en extérieur quand il y a peu de vent, c’est un gadget, mais certainement pas une outil fiable de défense personnelle.

 

Le shocker

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Dans l’imaginaire populaire : c’est un super gadget qui fait cool sur sa coque de smartphone

En fait : une arme de défense qu’on utilise au contact, c’est une arme qu’on utilise trop tard. Le meilleur shocker du monde ne servira pas à grand-chose si vous vous prenez un coup de barre de fer en pleine tête ou que vous touchez votre agresseur en même temps qu’il vous plante une lame dans les viscères. Aucun besoin d’aller chercher plus loin : la distance fait que ça peut être un gadget utile, mais certainement pas une arme de défense personnelle avec laquelle vous dissuaderez un groupe d’agresseurs.

 

Conclusion

 

D’une façon générale, les armes non-létales sont paradoxalement plus dangereuses que les armes à feu, que ce soit pour vous, vos proches, ou votre agresseur. Le manque de polyvalence, le manque de fiabilité, l’inégalité des humains dans la résistance face à ces moyens, l’interdiction de port par la loi, le risque de donner la mort parce que la simple vue de l’objet n’a pas suffit à arrêter l’agression contrairement à la vue d’une véritable arme à feu, tout cela fait des armes non-létales une solution d’autodéfense qui ne peut être envisagée pour tous que par un irresponsable. La seule dissuasion valable est celle d’une arme à feu chargée avec de nombreuses vraies cartouches, ce qui calmera l’agresseur dans plus de 98% des cas.

Comme les clés de bras, les armes non-létales sont utiles aux forces de l’ordre dans certaines conditions précises, dont notamment l’appui de collègues armés de vrais pistolets. Si les policiers n’avaient pas une arme réelle sur eux, il y aurait des policiers tués tous les jours.

Parce que la vie n’est pas un jeu, parce que tout le monde n’est pas Rambo, parce que vous n’aurez pas de 2e ou de 3e chance, vous devez avoir un système de défense personnelle fiable et laisser l’idéologie à sa place lorsqu’il s’agit de sécurité.

Si malgré ça vous ne tenez vraiment pas à la vie, l’ARPAC ne vous empêchera pas de vous rabattre sur le lance-toile japonais.

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