Homme abattu à Echirolles : la garde à vue des 5 policiers levée

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Comme vous pouvez le voir une fois de plus, la garde à vue est systématique quand des coups de feu sont tirés, a fortiori quand un homme est abattu. Il s’agit vraisemblablement juste d’entendre les intéressés et de vérifier les identités, sans risquer qu’ils s’enfuient avant qu’on ne comprenne ce qui s’est passé. Il ne s’agit pas d’une punition ni d’une peine de prison, même si ça peut y ressembler et être humiliant, surtout pour des policiers qui n’ont fait que défendre leur vie. Mais c’est une précaution qui semble être systématiquement prise. Ne pensez donc surtout pas que la légitime défense est interdite en France sous prétexte que vous avez lu qu’une personne a fait de la garde à vue quelques heures après avoir abattu un homme en état de légitime défense. Car si vous niez que la légitime défense existe, vous mettez un obstacle au rétablissement du port d’arme citoyen.

L’ARPAC

Cinq policiers sont en garde à vue après après la mort d'un forcené en pleine opération. (Photo d'illustration)

Un forcené a été abattu par les forces de l’ordre en Isère, vraisemblablement après avoir sorti une « arme de derrière son dos », selon le parquet. Cinq policiers ont été entendus sous le régime de la garde à vue.

Cinq policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) et de la section d’intervention ont été placés ce samedi en garde à vue, après avoir abattu un forcené à Echirolles, ce vendredi en début de soirée. Garde à vue levée vers 14 heures, selon BFMTV. La victime, un habitant de la commune de l’Isère âgé de 51 ans, a été atteinte par cinq balles.

Selon les premiers éléments de l’enquête, donnés par Le Dauphiné Libéré, deux équipes de la sécurité publique seraient intervenues alors qu’un homme, vraisemblablement en état d’ivresse, menaçait un voisin avec une machette, à la suite d’une altercation.

Il aurait sorti une « arme de derrière son dos »

« Excité », le quinquagénaire aurait alors menacé les policiers avec une machette, puis avec une « arme sortie de derrière son dos », selon le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, cité par l’AFP.

« Les cinq policiers en colonnes derrière deux boucliers balistiques ont alors fait feu avec un fusil d’assaut HK G36 et au moins un pistolet automatique, dont chacun était équipé », a-t-il ajouté. L’homme s’est écroulé, atteint de « plusieurs projectiles dans le thorax et dans la tête » et une autopsie a été ordonnée « pour déterminer la trajectoire » des balles.

La femme de la victime dénonce « une bavure »

Au micro de RTL, ce samedi matin, l’épouse de la victime, qui était père de quatre enfants, a annoncé qu’elle allait porter plainte. « Pour moi, c’est une grosse bavure. Vous vous rendez compte, cinq balles! Ils auraient pu le blesser, au lieu de le tuer directement », a-t-elle fulminé. Corine ne « croit pas » que son mari était équipé d’une arme à feu: « Je sais ce qu’il y a chez moi. Ils ont cru voir. On peut en faire avec des si et des là… »

Le fils du quinquagénaire, interrogé par Le Dauphiné Libéré, confirme que son père, qui allait être grand-père, était quelqu’un de tranquille. « Mon père était un bon père de famille. Un homme sans histoires, qui n’avait aucun antécédent judiciaire », témoigne-t-il.

Les cinq policiers présents ont été placés en garde à vue. « Il s’agit de mener une enquête objective, indépendamment de la polémique actuelle liée aux questions de police », a expliqué au quotidien régional le procureurJean-Yves Coquillat, qui a saisi l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) et la PJ.

L’express

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