Les fausses données du New York Times sur le crime concernant les détenteurs de permis de port d’arme dissimulé

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L’ARPAC a le plaisir de vous faire découvrir un nouvel article traduit par l’équipe des bénévoles : The New York Times’ Bogus Crime Data about Concealed-Handgun Permit Holders

On nous renvoie souvent au, soit-disant, mauvais exemple des Etats-Unis pour dénoncer l’idée du port d’arme. Cet article est un exemple éclairant pour comprendre jusqu’où peut aller la propagande anti-arme mensongère dans les médias chez eux, et imaginer à quel point cela peut tromper le grand public jusque chez nous.

Les fausses données du New York Times sur le crime concernant les détenteurs de permis de port d’arme dissimulé

Si les revendications des défenseurs de la restriction des armes à feu étaient solides, ils n’auraient pas besoin de maquiller les chiffres.

Pour la quatrième fois en moins de deux ans, le New York Times a publié un éditorial répétant des chiffres indubitablement faux pour convaincre ses lecteurs que les titulaires de permis de port d’arme à feu dissimulée sont dangereux (12 janvier 2017, 1er décembre 2016, 26 novembre 2015, février 11, 2015).

La semaine dernière, The Times a encore affirmé qu’en presque dix ans entre mai 2007 et janvier de cette année, il y avait eu 921 morts causées, hors légitime défense, par des détenteurs de permis de port d’arme à feu dissimulée aux États-Unis. Parmi ces décès, 295 étaient en fait des suicides et 30 étaient des coups de feu accidentels (avec n’importe quel type d’arme à feu, pas seulement des armes de poing). Au total, 324 licenciés de port d’arme auraient prétendument tué d’autres personnes.

Ces chiffres proviennent du Violence Policy Center. En ce qui concerne les chiffres VPC pour 2016, nous constatons que 26 titulaires de permis de port d’arme dissimulée ont supposé avoir commis 29 homicides. Avec plus de 14,5 millions de titulaires de permis à l’échelle nationale, ces décès représentent 0,2 homicides pour 100 000 titulaires de permis.

Cependant, la quasi-totalité de ces cas sont répertoriés comme « en attente » – et seront jugés justifiés en raison de leur légitime défense. Pratiquement chaque fois qu’un titulaire de permis utilise une arme à feu dans un lieu public, il y aura une arrestation et une enquête.

Le chiffre de 921 morts est le résultat d’un comptage triple et même quadruple de ce qui sont souvent des usages légitimes d’une arme mais qui paraissent comme autant de drames.

Le Michigan – de loin le pire Etat, selon les chiffres du VPC – est supposé avoir eu 72 homicides et 283 suicides. Cependant, les dossiers «en attente» et «traités» des rapports de la police de l’État du Michigan sont comptés tous les deux. Étant donné que la plupart des cas ne donnent jamais lieu à une condamnation et que de nombreux cas peuvent être répertoriés en attente pendant deux ou trois années civiles, il en résulte un sur-comptage massif. Aussi additionnellement 27 cas sont ajoutés à la suite de nouvelles dans les médias. Apparemment, aucun effort n’a été fait pour vérifier si l’un de ces cas dérivés des médias était déjà pris en compte dans les rapports de la police d’état.

Un dossier sera compté à quatre reprises s’il est couvert dans les médias et est en attente d’au moins une partie de trois années civiles différentes avant de se solder par un verdict de non-culpabilité. Au cours de la période d’environ dix ans, le Michigan a eu 14 condamnations d’homicides par les détenteurs de permis, et non pas 72. Et la police d’Etat ne note pas comment l’homicide a été commis. Cela équivaut à 1,4 cas par an, avec environ 560 000 titulaires de permis en juin de l’année dernière.

Le Michigan ne recueille pas d’informations sur la manière ou les lieux où sont commis les suicides, mais uniquement que les détenteurs de permis de port d’arme dissimulée se suicident. Le Violence Policy Center considère simplement que tous ces suicides ont été commis en dehors des domiciles des détenteurs de permis d’arme dissimulée. Mais la grande majorité des suicides sont commis à la maison. En ce qui les concerne, les détenteurs de permis de port d’arme à feu dissimulée se sont suicidés à seulement 38% du taux de la population adulte du Michigan.

Les titulaires de permis d’armes à feu dissimulées sont également beaucoup plus respectueux de la loi que le reste de la population. En fait, ils sont condamnés à un taux encore plus bas que les policiers. Selon une étude menée par Police Quarterly, de 2005 à 2007, la police a commis 703 crimes annuellement en moyenne. Parmi ceux-ci, il y a eu 113 violations des règles des armes à feu en moyenne. Ceci est susceptible d’être sous-estimé, car tous les crimes de police ne reçoivent pas nécessairement de couverture médiatique.

Avec 683 396 employés des forces de l’ordre à temps plein dans tout le pays en 2006, nous pouvons en déduire qu’il y avait environ 102 crimes par la police pour 100 000 agents. Parmi la population américaine dans son ensemble, le taux de criminalité était 37 fois plus élevé que le taux de criminalité policière au cours de ces années – 3 813 pour 100 000 personnes.

Voyons maintenant les titulaires de permis de port d’arme à feu dissimulée. Entre le 1er octobre 1987 et le 31 janvier 2015, la Floride a révoqué 9 366 permis de port d’arme à feu dissimulée pour des délits ou des crimes. Il s’agit d’un taux annuel de 12,5 crimes pour 100 000 titulaires de permis – seulement un huitième du taux de criminalité parmi les agents des forces d’ordre. Au Texas, 108 détenteurs de permis de port d’arme dissimulée ont été reconnus coupables de délit mineur ou de crime grave en 2015 – la dernière année pour laquelle des données sont disponibles. C’est un taux de 10,8 pour 100 000, à peine plus d’un dixième du taux pour la police.

Parmi les policiers, les infractions des armes à feu se produisent à raison de 6,9 pour 100 000 agents. Pour les détenteurs de permis de port d’arme dissimulée en Floride, le taux est de seulement 0,31 pour 100 000. La plupart de ces infractions étaient des infractions banales, comme l’oubli du permis. Les données sont similaires dans d’autres Etats.

Le New York Times est à l’origine d’une injustice en répétant de faux chiffres sur une question ayant une pertinence immédiate à propos de la sécurité publique. Il n’y a aucune excuse à cela, car le Times a été régulièrement interpellé via des lettres aux éditeurs et autres. Mais ces mêmes faux chiffres continuent de tourner parce qu’ils correspondent à l’agenda politique du Times.

Compter les cas de légitime défense comme un homicide illégal – parfois trois ou quatre fois – n’est manifestement pas légitime. Et presque un tiers de ces cas sont des suicides qu’il n’est clairement pas non plus légitime d’inclure. Si les allégations des partisans des restrictions sur les armes à feu, comme ceux du New York Times, avaient des bases solides, ils n’auraient pas besoin de maquiller les chiffres.

– John R. Lott est le président du Crime Prevention Research Center (Centre de Recherche de la Prévention du Crime) et l’auteur de « The War on Guns » (La Guerre aux armes à feu).

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