Avancée du port d’arme : Les policiers pourront garder leur arme en permanence après l’état d’urgence

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Le pistolet Sig-Sauer SP, de fabrication suisse, est l'arme de poing équipant les forces de police et la gendarmerie depuis 2002.

L’autorisation pour les policiers d’être armés hors service sera prolongée au-delà de l’état d’urgence, en vigueur jusqu’au 26 juillet. Cette annonce a été faite mardi par les syndicats policiers, à l’issue d’une rencontre avec le ministre de l’Intérieur.

Les puissants syndicats de police, reçus mardi place Beauvau après l’assassinat d’un policier et de sa compagne à Magnanville (Yvelines), ont annoncé avoir obtenu que les policiers restent armés hors service, mesure jusqu’ici autorisée pendant l’état d’urgence, jusqu’au 26 juillet.

«Le ministre nous a annoncé que l’autorisation du port d’armes serait prolongée au-delà de l’état d’urgence», a affirmé Yves Lefebvre, secrétaire général d’Unité SGP-FO. La mesure «va être pérennisée», a également déclaré Philippe Capon, secrétaire général d’Unsa Police. Unité SGP-FO et Unsa Police sont respectivement les deuxième et troisième syndicats policiers représentés au sein de la Commission administrative paritaire nationale, l’instance de dialogue au sein de la fonction publique.

Actuellement, policiers et gendarmes sont autorisés à êtres armés en permanence, y compris hors service et sur la base du volontariat, dans le cadre de l’état d’urgence ayant suivi les attentats de novembre 2015. Cette mesure exceptionnelle faisait suite à la mort de trois d’entre eux – Franck Brinsolaro, Ahmed Merabet et Clarissa Jean-Philippe – lors des attentats de janvier 2015.

Mettant en avant l’émotion dans leurs rangs, les syndicats ont aussi demandé que soit mieux préservé l’anonymat des policiers dans les médias et les procédures.

L’hommage des autorités aux policiers

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui s’est rendu au commissariat des Mureaux (Yvelines) où travaillait le commandant de police tué et où l’émotion était très palpable, a parlé d’un «abject assassinat». Il a indiqué que la mise en berne des drapeaux des édifices du ministère de l’Intérieur pendant trois jours. Une minute de silence sera aussi observée mercredi à midi» dans tous les services du ministère.

«Je voudrais dire l’indignation qui est la mienne face aux propos qui sont tenus depuis des semaines à l’égard des policiers, dont on a vu à quel point ils paient un lourd tribut», a souligné mardi soir sur France 2 Bernard Cazeneuve, alors que les policiers ont été pris pour cible lors des manifestations contre la loi Travail, qui se sont tenues le même jour à Paris.

«On ne peut pas continuer comme ça ce cycle infernal: un jour des cibles, un jour encensés», comme après les attentats de janvier, a renchéri Philippe Capon de l’Unsa-police (troisième syndicat), pour qui «il faut inventer quelque chose».

La droite, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé en tête, ont demandé des comptes au gouvernement, surfant notamment sur les propositions des syndicats de policiers.

Interrogé sur la possibilité de mesures de sécurité supplémentaires, le Premier ministre, Manuel Valls, a fait valoir que «des mesures ont déjà été prises pour la protection des policiers». «Nous n’allons pas adopter à chaque fois une nouvelle mesure».

Le Figaro

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